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Et si la colocation et la cohabitation étaient une des solutions à la crise du logement au Luxembourg ?

  • Photo du rédacteur: Carole Brochard
    Carole Brochard
  • 6 avr.
  • 3 min de lecture



La table-ronde « L’accès au logement : une crise permanente et sans solution », organisée par l’ASBL Piilux qui s’est tenue le 21 mars 2026 lors du Festival des migrations, des cultures et de la citoyenneté, a fait notamment intervenir politiques (Claude Meisch - ministre du logement, Bruno Cavaleiro – échevin aux Affaires Sociales de la ville d’Esch-sur-Alzette), économistes (Michel-Edouard Ruben), défenseurs des locataires (ASBL Mieterschutz), chercheurs et autres acteurs du secteur.

 

Le constat est partagé par tous : la crise du logement sévit chaque jour un peu plus au Luxembourg, dans des proportions jamais vues jusqu’alors. Avoir un emploi stable ne garantit plus de pouvoir se trouver un logement décent. La part du salaire à consacrer pour se loger dépasse allègrement les 30% pour de nombreux ménages, et peut aller jusqu’à 50% pour les plus défavorisés.

L’accession à la propriété s’étant durcie ces dernières années, avec des conditions toujours plus strictes imposées par les banques (hausse des taux d’intérêt, augmentation de l’apport nécessaire) et un prix d’acquisition qui continue à progresser pour atteindre une moyenne de 10 000 euros du m2, de nombreux ménages se reportent sur la location, réduisant d’autant le parc locatif.

 

Les efforts du gouvernement pour subventionner l’achat (crédit d’impôt sur les actes notariés, construction de logements abordables) ne suffisent pas à endiguer la crise. Le Luxembourg a besoin de main d’œuvre et de cerveaux pour croître, et l’absence de logement constitue un frein pour cette force vive, pour qui le logement fait partie des critères lorsqu’il s’agit de choisir où s’installer pour faire carrière.

 

La population ne cesse de croître, et l’offre de logement est bien en deçà de  la demande, ce qui a pour conséquence une croissance continue des biens à vendre et à louer.

L’émergence de l’Université de Luxembourg il y a une vingtaine d’années n’a fait qu’accentuer le problème, les étudiants devant également se loger alors que l’offre de logement sur le campus n’est pas en rapport avec la demande.

 

Monsieur le ministre parle construction de logement locatif abordable. Mais si au lieu de construire (il faut des années pour faire sortir de terre un bâtiment, et pourquoi encore et toujours bétonner ?), on exploitait déjà le bâti existant ? Il y a tant de maisons qui restent vides par pure spéculation. A l’étranger, des taxes existent pour encourager les propriétaires à vendre ou louer leurs logements vides. Mais au Luxembourg cette mesure serait trop impopulaire.

 

Alors on fait quoi ?

Michel-Edouard Ruben, économiste à Idea (Chambre de Commerce) évoque la possibilité d’exploiter ces grandes maisons bourgeoises qui sont souvent sous-utilisées, en faisant de la cohabitation (un étage de la maison pourrait être louée à une famille).

Chez MyColoc nous en sommes convaincus, une partie de la réponse à cette crise du logement est l’exploitation des maisons existantes.

 

En 2013, chez MyColoc nous avions pris conscience du manque d’offre de chambres meublées pour les étudiants et stagiaires venant démarrer leur vie professionnelle au Luxembourg. Avec cette seule intuition, nous nous étions lancés sur le marché de la colocation en investissant dans notre premier bien, la coloc Belvita (www.colocbelvita.lu) et l’avenir nous a donné raison. De nombreux acteurs se sont mis depuis sur le marché de la colocation (ManyMany, Vauban&Fort, Cohabs notamment).

 

13 ans plus tard, il s’avère que le marché a fortement évolué et les personnes qui cherchent à vivre en coloc ne sont pas seulement des étudiants qui veulent partager une expérience à l’étranger avec d’autres jeunes, comme dans le film « L’auberge espagnole » de Cédric Klapisch. La colocation (ou co-living) est devenu une solution lorsque malgré un contrat de travail et des revenus confortables, le marché classique de la location reste inaccessible.

 

Chez MyColoc, nous pensons que depuis plusieurs années maintenant la tendance est au partage des biens plutôt qu’à leur utilisation exclusive (co-voiturage, partage de vélos ou voitures,…), et que la colocation et la cohabitation vont continuer à progresser et à s’installer dans nos vies.

 

Il existe un potentiel énorme de biens encore sous-exploités.

 

Si vous êtes propriétaire d’une maison et que vous vous interrogez sur ce que vous voulez en faire à l’avenir, vous faites peut-être partie de la solution. La louer en partie (*) ou entièrement permettrait à la fois d’offrir une solution à un étudiant ou jeune salarié tout en générant des revenus locatifs et en ayant la certitude que votre bien continuera à gagner en valeur grâce à un suivi régulier.

Vous souhaitez poser des chiffres sur le potentiel de votre maison ? Contactez-nous pour une étude de potentiel sans engagement.

  

(*) La louer en partie : il est en effet possible de ne louer qu’un étage, ou même qu’une chambre, comme le propose la société à impact social WeConnect, qui met en contact des étudiants avec des personnes âgées.



 
 
 

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